Les Mille et Une Nuits, Trad. J. C. Mardrus, Premier Volume

cover Titre : Les Mille et Une Nuits, Trad. J. C. Mardrus, Premier Volume
Auteur : Inconnu
Pays : Monde Arabe
Langue du livre : Français
Catégorie : Récit
Genre : Action et aventure, Contes et légendes, Fantaisie, Romance
Version : Traduction, Version intégrale, Édition illustrée
Traduit par : Joseph-Charles Mardrus
Langue originale : Arabe
Date de parution : 1899

Résumé :

Dans une nouvelle traduction de Joseph-Charles Mardrus, Les Mille et une Nuits...

Shaharazade est une princesse que son père a unie, mais avec son consentement et par esprit de sacrifice, au sultan Shariar, qui chaque nuit exige une nouvelle vierge et la tue ensuite. Mais la princesse est intelligente, elle prend avec elle sa jeune sœur qui demande une histoire chaque soir pour s’endormir. Heureusement elle a plus d’une histoire dans son sac, elle raconte si bien et sait si bien jouer de ses effets et du suspense, qu’au bout de la nuit, elle échappe à la mort, le roi étant impatient d’entendre la suite. «À ce moment de sa narration, Schaharazade vit apparaître le matin, et s’arrêta discrètement dans son récit» Ce leitmotiv revient à la fin de chaque nuit et introduit la suivante. Dans ce premier tome, on assiste à 44 nuits et à une dizaine de contes qui chacun s’ouvre sur plusieurs autres contes et des centaines de personnages plus fabuleux les uns que les autres. La nourriture y est abondante, les demeures sont riches et belles, les jardins merveilleux, les richesses sont partout, les femmes sont belles et consentantes, les oiseaux grands comme des chameaux! Mais la vie des hommes n’est pas toujours facile quand ils sont attirés par le plaisir et la beauté, ils finissent par être punis, on leur arrache les yeux, on leur coupe la main, on les estropie… Toutes ces histoires, rapportées dans cette traduction dans leur version non expurgée, sont belles et cruelles. Dans ce premier tome, n’apparaissent pas les histoires les plus connues, mais vous serez émerveillés par l’Histoire du Pêcheur et de ses poissons magiques, par l’Histoire du roi Iounane et de son médecin, l’Histoire du portefaix et des jeunes filles qui se donnent à lui, vous rencontrerez des Efrits, des Djinns, une Goule, des Eunuques, des vizirs, Zobeïda, Amina et tant d’autres créatures et personnages magiques, qui ont traversé les siècles.

À la 45ème nuit un des plus longs récits du recueil complet, l’histoire pleine de rebondissements du roi Omar al-Némân, roi de Bagdad , et de ses deux fils. L’histoire est bien sûr entrecoupée d’autres histoires magnifiques et cruelles de couples d’amoureux (Le bel Aziz qui finira émasculé parce qu’il a trompé sa jeune épouse Aziza), de belles princesses séduisantes (Nozhatou qui épousera son frère sans le savoir), de vieilles sorcières maléfiques (Mère-des-Calamités) et de mangeurs de haschich. Puis suit une série d’histoires beaucoup plus courtes, des fables animalières très vivantes, avec comme personnages le paon, l’oie, la belette, le chameau, le renard et le loup, le lion et l’âne, etc. Pour terminer ce tome, au bout de plus de cent nuits, on retrouve un conte magnifique et triste, un des seuls qui finit vraiment mal, par la mort de deux jeunes prince et princesse fous d’amour, qui se laisseront mourir parce qu’on les a séparés. Schahrazade n’en est qu’à sa première centaine de nuits, mais le roi Schariar commence à se laisser attendrir par les histoires de la belle princesse, il en redemande toujours une autre et intervient plus souvent dans le récit pour remettre en question sa propre cruauté… Dans l’Orient des Mille et une nuits, raconter une histoire peut servir à détourner l’attention, ou à prouver le bien-fondé de sa pensée, de toutes façons cela peut vous sauver la vie! «Il venait d’expérimenter que les choses que l’on entend font autant d’impression que celles que l’on voit ou que l’on sent», dit un personnage d’un des contes. N’en est-il pas de même pour le roi ou pour nous, lecteurs de contes, n’est-ce pas l’essence même de toute tradition orale?